Que faut-il pour être coach?

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Pour la formation que j’ai choisie, chez « International Mozaïk », j’ai passé un entretien préalable de validation avec une associée.

J’avais déjà vérifié que je remplissais les pré-requis dès la réunion d’information et au cours de la pré-inscription donc ce n’était qu’une formalité…

Quels sont donc les pré-requis?

Sur le papier, la formation est adressée au public suivant: Professionnels en organisation, coaches, consultants, formateurs internes ou externes, personnes en reconversion.

Le premier module ne s’adresse pas qu’aux futurs coaches mais aussi à des professionnels, tels les DRH et les managers qui veulent développer leurs compétences dans cette direction. Ce n’est donc pas à ce stade que l’on valide que le participant pourra devenir un coach professionnel.

Pendant l’entretien, après avoir rapidement validé que je faisais partie d’un des groupes ciblés, la discussion a pris une direction différente pour répondre à une seule question:

Où en étais-je au niveau de mon développement personnel et étais-je prête à être bousculée?

Quand je discute avec des coaches, des psychologues ou des personnes qui se sont dirigées vers « l’accompagnement des hommes », il ressort souvent que tous ont été « accompagnés » à un moment de leur vie. On ne rentre pas dans ces carrières par hasard.

Un des pré-requis qui avait été cité lors de la réunion d’information de cette formation, était qu’il fallait être vulnérablepour être coach.

En effet, comment être à l’écoute, comment ne pas donner de conseils directifs si l’on se sent tout-puissant?

Par contre, il avait été aussi dit qu’il ne fallait pas être trop vulnérable? Qu’est ce que trop? Où est la limite? Comment, par exemple, ne pas se laisser déborder par les émotions ou les préjugés du coaché?

Pour cela, il faut  avoir fait un véritable travail sur soi pour se connaître et comprendre ses émotions.

  • Quand on se connaît, on peut se remettre en question constamment. Ceci est indispensable, par exemple, afin de suivre des séances de supervision et ne pas se transformer en apprenti-sorcier.
  • Quand on se connaît, on devient humble par rapport à ses connaissances et on est curieux.
  • Quand on connait ses émotions, on les reconnait et on ne se laisse pas submerger par ses propres émotions ou celles du coaché.
  • Quand on sait reconnaître les émotions chez le coaché, on est plus à même à l’aider à gérer ses propres émotions.

Oscar Wilde a très bien parlé à ce sujet: « The aim of life is self-development. To realize one’s nature perfectly—that is what each of us is here for. »

Mais quand est-on prêt à devenir coach? Quand sommes-nous juste assez vulnérable?

En clair, un coach qui se laisse submerger par ses émotions ne saura pas accompagner les émotions du coaché… Un coach qui n’écoute pas le coaché, ne pourra pas l’aider à cheminer pour trouver ses propres ressources…

Une psychanalyste m’a dit que quand elle a décidé de devenir psychanalyste et qu’elle doutait, son propre psychanalyste lui a dit: « Si vous attendez de ne plus être humaine pour devenir psychanalyste, vous ne le serez jamais »…

Je pense que la même chose s’applique aux coachs et à bien d’autres choses de la vie…

humilité

 

La conclusion de cette semaine sera donc:

« Restons humbles… »

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