Mère au travail -1- Comprendre et atténuer mon sentiment de culpabilité

Partager cet article

sentiment de culpabilitéLe sujet de l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle est commun aux hommes et aux femmes. Le burn-out touche aussi bien les hommes que les femmes. Si hommes et femmes sont pareillement affectés par l’empiétement de la vie professionnelle sur la vie personnelle, il semblerait que les mères développent plus facilement un sentiment de culpabilité.

En effet, un sujet revient inlassablement dans les conversations des mères qui travaillent : le sentiment de culpabilité.

 

 

Les origines du sentiment de culpabilité

Le sentiment de culpabilité est l’impression de ne pas avoir fait ce qu’il fallait faire. Il est étroitement lié à l’écart entre ce qu’une femme pense être et ce qu’elle voudrait être.

Suis-je assez compétente ou impliquée dans mon travail ? Suis-je assez présente pour mes enfants ? Suis-je une bonne mère ?  Une bonne épouse ? Une bonne amie ? Une bonne collègue ?

Les réponses à ces questions sont toujours subjectives car elles  dépendent de deux facteurs propres à chaque individu:

  • La connaissance de soi-même qui permet, à terme, de développer sa propre estime et sa confiance en soi: Comment je reconnais mes talents et mes compétences ? Comment je valorise mes réussites ? Comment je reçois les attentions, les compliments et les félicitations ? Ai-je suffisamment confiance en moi ? Quels sont mes points forts ?
  • Les croyances personnelles qui contribuent à notre image de la femme « idéale »: Je dois être à chaque instant une superwoman, mère parfaite et à l’écoute de mes enfants, collègue performante et sympathique, compagne épanouie, mince, jolie, sexy et écolo…

Autant il est souhaitable de vouloir évoluer, autant il est néfaste de se fixer un idéal parfait qui n’est pas de ce monde.

Plus grand est l’écart entre ce que je pense être et ce que je voudrais être idéalement, plus grand est le sentiment de culpabilité. Il est alors facile de rentrer dans un cercle vicieux, source de mal-être et de stress où j’ai alors tendance à ne plus voir que ce qui renforce ce déséquilibre : je me dévalorise, je gère mal ma relation aux autres, je me désinvestis ou me surinvestis professionnellement… pour finalement m’éloigner de plus en plus de la femme que je voudrais être.

Pourquoi une femme met-elle la barre si haute ? Bien sûr la culpabilité est liée au regard qu’elle porte sur  ses responsabilités :

  • Ses responsabilités parentales, qui la feront peut-être culpabiliser la première s’il lui semble que ses enfants ont des difficultés
  • Ses responsabilités de vie maritale car les dernières statistiques montrent toujours qu’elle se charge encore de la plus grande partie de la logistique et des tâches ménagères du foyer
  • Ses responsabilités professionnelles qu’elle met un point d’honneur à assurer malgré les inégalités salariales homme-femme et les plafonds de verre

Quelle énergie pour être « à la hauteur » dans tous ces domaines !

Pourtant certaines femmes ressentent moins de culpabilité que d’autres… Et ce n’est pas parce qu’elles « assurent » mieux. L’un de leurs secrets est surement qu’elles savent reconnaître ce qu’elles font de bien et qu’elles se fixent des objectifs réalistes.

Inverser la tendance

Voyons comment sortir de ce cercle vicieux.

Il est nécessaire de réajuster ses croyances et de  mieux se connaître.

idéal vs culpabilité

 

Finalement, l’idéal que je vise doit me porter et non me plomber en me procurant le plaisir d’évoluer.

Reconnaître son influence

Les choses ne changent pas, change ta façon de les voir, cela suffit.
Lao Tseu

Et si nous regardions le problème sous un autre angle ?

Au lieu de parler de poids des responsabilités, pourquoi ne pas considérer l’influence positive que la mère a dans sa vie, plutôt :

Son influence sur ses proches, et surtout sur ses enfants qui grandiront en s’inspirant du meilleur de ce qu’elle est, de ce qu’elle dit et de ce qu’elle fait.

Son influence dans son travail car selon les experts RH,  les femmes apportent plus de coopération et de créativité et favorisent des relations de travail saines et gagnant-gagnant.

Les questions à se poser

Pour aller plus loin, je vous invite à répondre à ces questions :

Quel exemple dois-je donner pour que mes enfants abordent au mieux leur vie ?

Comment je les prépare au monde du travail ?

Comment je les prépare aux difficultés qu’ils rencontreront?

De quoi mes enfants ont-ils vraiment besoin ?

Quelle est ma contribution au travail ?

Quelle est mon influence dans les relations interpersonnelles au travail ?

 

Retrouvez tous les articles du dossier « Mère au travail »:

Mère au travail -1- Comprendre et atténuer mon sentiment de culpabilité
Mère au travail -2- Mieux me connaître et m’apprécier
Mère au travail -3- La femme que je voudrais être
Mère au travail -4- Améliorer la qualité de ma présence

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *